LA LOI DE ROBIEN |
Le dispositif Robien
Loi De Robien et amortissement
Le dispositif Robien créé par la loi Robien de 2003 est en application
depuis le 1er septembre 2006, dans le cadre de la loi sur l'Engagement National
pour le logement du 13 juillet 2006. La loi Robien recentrée permet, lors
d'un investissement immobilier destiné à l'investissement locatif
à titre de résidence principale, d'obtenir de nombreux avantages fiscaux.
L'acheteur, propriétaire bailleur, peut grâce à l'amortissement Robien, déduire
de ses revenus 50% de la valeur du logement neuf sur 9 ans : il déduit du montant
des loyers perçus une partie du prix du bien : 6% par an pendant 7 ans et 4% par
an pendant 2 ans. Au total l'acheteur amortit 50% du prix de revient de son achat
immobilier Robien.
Les changements par rapport à l'ancienne formule portent donc sur :
Pour le calcul du loyer, on doit prendre en compte la surface habitable du bien au sens de l'article R.111.-2 du Code de la construction et de l'habitation, augmentée de la moitié (dans la limite de 8 m² par logement) de la surface des annexes (garage, cave, remise, sous-sol, atelier, séchoir... s'ils font plus d'1.80m sous plafond, et balcons, loggias, vérandas et terrasses dans la limite de 9 m²).
Les investisseurs concernés par cette disposition sont principalement des personnes
physiques, imposables dans la catégorie des revenus fonciers.
Le logement faisant l'objet de l'investissement peut être au nom des deux époux,
au nom de l'un d'entre eux, ou au nom d'une des personnes dépendante du foyer fiscal.
Elément attractif, les investisseurs peuvent bénéficier des avantages Robien,
alors même que le domicile fiscal ne se situe pas en France. Il suffit pour cela
que les revenus locatifs tirés du logement loué soient eux imposés en France
et cela bien sûr dans la catégorie des revenus fonciers.
L'achat d'un logement en indivision (achat d'un logement à plusieurs personnes)
est également une solution d'amortissement Robien. En tant qu'investisseurs
en loi Robien, les co-acheteurs doivent simplement s'engager conjointement
avec les autres membres de la propriété à respecter les conditions d'application
de la location Robien.
En cas de démembrement de la propriété - c'est à dire lorsque l'usufruit est séparé
de la nue propriété - l'investissement Robien n'est pas accessible sauf s'il
s'agit du décès d'un des époux. Le conjoint survivant peut alors demander la poursuite
de l'amortissement.
Certaines personnes morales peuvent être bailleurs Robien : c'est à dire des sociétés
non soumises à l'impôt sur les sociétés. Les revenus de ces immeubles sont alors
imposés entre les mains des associés dans la catégorie des revenus fonciers (SCI
ou toutes autres sociétés de personnes).
Dans le cas d'un investissement immobilier en Robien, le mécanisme d'amortissement s'applique à :
S'il est envisagé des dépenses ultérieures sous la loi Robien (travaux de réhabilitation ou de construction), l'investisseur devra simplement se ré-engager sur 9 ans.
Les investissements Robien sont possibles sur des acquisitions de logement à titre onéreux. Le dispositif est avant tout réservé aux achats de biens neufs. Mais l'investisseur en loi Robien peut nuancer cette notion de neuf.
Quel type d'investissement en loi Robien
L'investisseur en loi Robien a pour principale obligation de louer nu
son logement pendant 9 ans minimum à un locataire Robien sans condition de
ressources. S'il ne veut pas perdre sos investissements Robien il doit absolument
respecter les règles qui ont été votées.
Les avantages Robien peuvent être en effet remis en cause par l'administration fiscale
si vous ne respectez pas vos obligations. L'investisseur peut être contraint de
réintégrer, dans son revenu foncier de l'année en cours, l'amortissement Robien
déjà déduit.
L'administration fiscale a prévu de ne pas prendre de sanction si la situation du
bailleur contrevenant est exceptionnelle : invalidité, licenciement ou décès du
contribuable ou d'un des époux soumis à l'imposition commune.
En fonction de chaque zone, il existe un plafond de loyer mensuel au m² qui est réactualisé régulièrement.
Pour le calcul du montant du loyer mensuel, la surface prise en compte est la surface habitable augmentée de la moitié des annexes dans la limite de 8 m² (cave, balcon, cellier...).
En tant qu'investisseur en loi Robien, l'acquéreur ne peut pas louer son
bien à un membre de son foyer fiscal. Par contre rien ne lui interdit d'effectuer
cette location Robien à un ascendant ou un descendant à partir du moment
où il n'est pas rattaché à lui fiscalement.
Si au cours des 9 ans, le locataire quitte le logement, l'investisseur doit mettre
tout en œuvre pour procéder à une nouvelle location sous Robien. Si au bout de 12
mois, son logement n'est pas occupé de nouveau, l'administration fiscale peut intervenir
sur ses avantages Robien et ses investissements Robien.
Dans tous les cas, l'investisseur ne doit pas occuper ce logement même pour une
très courte durée. Ne pas oublier pas que l'engagement de location Robien
stipule que la location doit être effective et continue, et à l'exclusion de toute
utilisation du propriétaire ou membre de son foyer fiscal pendant les 9 premières
années.
Le locataire, personne morale
En tant qu'investisseur en loi Robien, le propriétaire peut louer son
bien à un organisme public ou privé qui le donne en sous-location nue, à usage d'habitation
principale à la condition qu'il ne fournisse aucune prestation hôtelière ou para-hôtelière.
Par contre l'administration fiscale admet que ces prestations puissent être fournies
par une filiale de la société qui prend à bail l'appartement du locataire sous
Robien. Dans cette hypothèse, les loyers mensuels de chacun des baux (conclus
entre l'investisseur et la personne morale d'une part, la personne morale et l'occupant
du bien d'autre part) ne doivent pas excéder les plafonds qui sont fixés par décrets
tous les ans. Pour l'application du mécanisme d'amortissement Robien, dans
le cadre de cette location sous Robien, il est nécessaire de respecter les
règles édictées par la loi Robien.
La surface à prendre en compte pour le calcul du loyer est la surface habitable
augmentée de la moitié des annexes (balcon, cave, cellier...) dans la limite de
8 m².
Par exemple, pour louer en zone B1 un appartement neuf d'une surface habitable de
70 m² avec une cave de 4 m² et un balcon de 8 m². La surface de référence est donc
de 70 m², auxquels on ajoute la moitié de 12 m², soit 76 m². Le loyer mensuel appliqué
à ce logement ne devra donc pas dépasser le plafond par m² de la zone B1 multiplié
par la surface.
Ces plafonds sont relevés chaque année au 1er janvier, dans la même proportion que
la variation de l'indice de référence des loyers, publié par l'Institut National
de la Statistique et des Etudes Economiques, prise en pourcentage et deux chiffres
après la virgule, à un niveau arrondi au centime supérieur. Ils doivent donc être
respectés pour bénéficier de l'amortissement Robien recentré.
En tant que propriétaire, on peut déduire de ses revenus fonciers un amortissement
sous Robien recentré égal à 6% du prix d'acquisition du logement pendant les
7 premières années, et 4% de ce prix pour les deux années suivantes. Soit 50% sur
9 ans.
La période d'amortissement commence le premier jour du mois d'achèvement
de l'immeuble ou de son acquisition si elle est postérieure.
Ce mécanisme d'amortissement Robien ne peut être prorogé au-delà des neuf
années. L'amortissement se calcule sur le prix d'acquisition majoré des frais afférents
à l'acquisition (honoraires de notaire, commissions versées aux intermédiaires,
droits de timbre, TVA, droits d'enregistrement, et taxe de publicité foncière...).
L'amortissement du garage dans le cas d'un immeuble collectif ou d'une maison individuelle
ne s'apprécie pas de la même façon.
Pour les locaux acquis et transformés en logements ou les logements ne satisfaisant
pas aux conditions de décence et faisant l'objet de travaux de réhabilitation, la
déduction au titre de l'amortissement est alors calculée sur le prix d'acquisition
des locaux, augmentée du montant des travaux de transformation ou de réhabilitation.
Un calcul de prorata est effectué la première année en fonction de la date de déclenchement
de la période d'amortissement, la 8ème et 9ème année et, le cas échéant, l'année
de reprise d'engagement par le conjoint survivant.
Si l'investisseur décide d'entreprendre des dépenses ultérieures sous Robien
(par exemple des travaux de reconstruction ou de réhabilitation sur votre bien)
cela est possible à condition d'engager des travaux qui rentrent dans le champ prévu
par la loi et que celui-ci se ré-engage à louer le logement pour 9 ans.
Si un amortissement Robien recentré ou non est déjà en cours, le propriétaire
peut être amené d'ici quelques années à effectuer des travaux dans l'immeuble qu'il
posséde. Il peut s'agir d'agrandir une maison individuelle ou d'effectuer des travaux
d'amélioration.
Dans ce cas, il peut opter pour un amortissement des dépenses selon les mêmes modalités
de taux et de durée que celui de vos investissements Robien initiaux. En
échange, il devra prendre un nouvel engagement de location sous Robien de
9 ans, avec le respect d'un loyer Robien.
Les dépenses d'amélioration s'amortissent sur 10 ans au rythme de 10% l'an. Dans
les deux cas (dépenses d'amélioration et dépenses d'agrandissement ou reconstruction),
le montant de l'amortissement se calcule sur le coût des travaux, majoré de l'ensemble
des frais supportés par le bailleur.
La surface à prendre en compte dans le calcul du loyer est : la surface habitable
du bien (au sens de l'article R.111.-2 du Code de la construction et de l'habitation),
augmentée de la moitié de la surface des annexes (dans la limite de 8 m² par
logement), à savoir : garage, cave, remise, sous-sol, atelier, séchoir... s'ils
font plus d'1,80m sous plafond, et les balcons, loggias, vérandas et les terrasses
dans la limite de 9 m²).
L'amortissement de l'investissement Robien débute le premier jour du mois
de la date d'achèvement de l'immeuble ou de son acquisition. L'échéance, en cas
d'acquisition en cours d'année, se calcule au prorata temporis. Si l'investisseur
dégage un déficit foncier, il peut tout à fait l'imputer sur sonrevenu global
à hauteur de 10 700 euros (hors intérêts d'emprunt). Quant au surplus de déficit
et aux intérêts d'emprunt, ils sont imputables sur les revenus fonciers des dix
années suivantes.
Avec la suppression de l'abattement de 6% par la loi de finances de 2006, des frais
sont maintenant pris en compte : toutes les primes d'assurances, les frais de procédure,
les commissions versées à des agences, la rémunération des gardes, concierges et
syndics, les frais de gestion... ainsi que toutes les autres charges déjà déductibles
: dépenses d'entretien, de réparation, d'amélioration, les dépenses engagées pour
le compte du locataire et restant à charge du propriétaire, les provisions pour
charge de copropriété, certaines impositions, etc.
La loi Robien a été revue. Elle ne ressemble plus tout à fait à la
loi Robien 2003. L'avantage fiscal Robien d'aujourd'hui est très attractif
pour l'investisseur immobilier. Contrairement à la loi Borloo (pas de plafond
de ressources pour le locataire, la possibilité de louer à des membres de sa famille
non rattachés à son foyer fiscal), la loi Robien apporte une réduction d'impôt
conséquente.
En 9 ans on peut amortir 50% du coût de revient de votre logement neuf Robien :
6% les 7 premières années, 4% pendant les 2 années suivantes. De plus, il est permis
de déduire les déficits fonciers de ses revenus jusqu'à 10 700 euros, ainsi que
de nombreuses charges (primes d'assurances, intérêts d'emprunt, taxes diverses...).
Le loyer fixé ne doit pas dépasser le plafond.
Remarque : ces plafonds diffèrent selon la situation géographique du bien. Contrairement
à avant, il y a maintenant 4 zones géographiques. Et plus précisément, la zone B
est découpée en deux.
Autre avantage de cette défiscalisation Robien : si un déficit foncier est constaté, il est possible de l'imputer sur le revenu global à hauteur de 10 700 euros (hors intérêts d'emprunt). Le surplus de déficit et les intérêts d'emprunt sont eux imputables aux revenus fonciers des dix années suivantes.
Créée par l'article 40 de la loi portant l'Engagement National pour le logement : la loi Borloo ou dispositif Borloo s'inspire énormément de la loi Robien.